Articles métiers

Ce fil d’actualité va vous permettre de garder un œil sur les évolutions réglementaires et légales, de se tenir au courant des nouveautés techniques et technologiques, de partager les bonnes pratiques.

  • Les prix ont augmenté de 0,1 % en juin

    Après avoir été stable en mai, l’indice des prix à la consommation progresse de 0,2 % sur un an.

    Après une hausse de 0,4 % en mai, les prix à la consommation ont légèrement augmenté de 0,1 % en juin, selon l’INSEE. Sur un an, après avoir été stable en mai, l’indice des prix à la consommation progresse de 0,2 %.

    La hausse des prix en juin provient pour l’essentiel du renchérissement des produits pétroliers pour le quatrième mois consécutif (+ 4 %) et du rebond saisonnier des prix de certains services à l’amorce de la période estivale (+ 1,5 % pour les prix dans les transports, par exemple). Elle est en partie compensée par le repli également saisonnier des prix des produits frais (- 4 %) et des produits manufacturés avec le début des soldes d’été (- 1,7 % pour les vêtements, par exemple).

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  • De nouveaux délais de consultation des IRP à compter du 1er juillet 2016

    Certains délais de consultation des institutions représentatives du personnel, applicables à défaut d’accord collectif, ont été fixés par décret pour une entrée en vigueur au 1er juillet 2016.

    Pris en application de la loi 2015-994 relative au dialogue social et à l’emploi, le décret 2016-868 du 29 juin 2016, paru au Journal officiel du 30 juin, permet l’entrée en vigueur
    au 1er juillet 2016 des délais de consultation des IRP applicables en l’absence d’accord collectif.

    Délai de consultation du CE et du CCE

    Pour l’ensemble des consultations mentionnées à l’article L 2323-3 du Code du travail pour lesquelles la loi n’a pas fixé de délai spécifique, à défaut d’accord contraire, le comité d’entreprise est réputé avoir été consulté
    et avoir rendu un avis négatif
    à l’expiration d’un délai d’un mois à compter de la communication des informations prévues pour la consultation (ou de l’information par l’employeur de leur mise à disposition dans la base de données).

    Ce délai est porté à :

    – 2 mois en cas d’intervention d’un expert ;

    – 3 mois en cas de saisine d’un ou de plusieurs CHSCT ;

    – 4 mois si une instance de coordination des CHSCT est mise en place à cette occasion.

    En cas de saisine d’un ou de plusieurs CHSCT, ou de mise en place d’une instance de coordination des CHSCT, les délais de 3 et 4 mois s’appliquent, que le comité d’entreprise soit assisté ou non d’un expert. L’avis du ou des CHSCT doit être transmis au comité d’entreprise au plus tard 7 jours avant l’expiration de ce délai (C. trav. art. R 2323-1-1).

    Ces règles s’appliquent aux consultations du comité central d’entreprise (CCE)
    (C. trav. art. L 2323-3) et des comités d’établissement
    (C. trav. art. L 2327-19).

    Le délai est porté à 3 ou 4 mois pour toute saisine du CHSCT ou de l’instance de coordination

    Il est désormais expressément prévu que les délais de 3 et 4 mois s’appliquent sans qu’il y ait lieu de distinguer si le CHSCT ou l’instance de coordination des CHSCT a été saisie par l’employeur ou par le CE
    .

    Il est également précisé que l’instance de coordination doit, comme le CHSCT, transmettre son avis au plus tard 7 jours avant
    l’expiration du délai dont dispose le comité d’entreprise pour la consultation (Décret art. 1er à 3 ; C. trav. art. R 2323-1-1 et R 4616-8, I et II modifiés et R 4614-5-3, II nouveau).

    L’avis des instances représentatives d’établissement est transmis au CCE 7 jours avant

    Lorsqu’il y a lieu de consulter à la fois le comité central d’entreprise
    et un ou plusieurs comités d’établissement, les délais ci-dessus s’appliquent au CCE.

    Dans ce cas, l’avis de chaque comité d’établissement doit désormais être rendu et transmis au CCE, le cas échéant accompagné de l’avis du CHSCT ou de l’instance de coordination, au plus tard 7 jours avant
    la date à laquelle le CCE est réputé avoir été consulté et avoir rendu un avis négatif. A défaut, l’avis du comité d’établissement est réputé négatif (Décret art. 1er ; C. trav. art. R 2323-1-1 modifié).

    Délai de consultation du CHSCT

    En vertu de l’article L 4612-8 du Code du travail, dans sa rédaction issue de la loi du 17 août 2015 relative au dialogue social, les délais de consultation du CHSCT et, le cas échéant, de l’instance de coordination des CHSCT, sont fixés, sauf dispositions législatives spéciales,
    par un accord collectif d’entreprise ou, en l’absence de délégué syndical, par un accord entre l’employeur et l’instance concernée. En l’absence d’accord,
    ce sont les délais fixés par le décret du 29 juin 2016 qui s’appliquent.

    A défaut de rendre leur avis dans les délais de consultation fixés par ce décret, le CHSCT et, le cas échéant, l’instance de coordination sont réputés avoir été consultés
    et avoir rendu un avis négatif.

    Le CHSCT doit en principe être consulté dans le délai d’un mois

    En principe, le CHSCT doit être consulté et avoir rendu son avis dans un délai d’un mois à compter du jour
    de la communication par l’employeur des informations prévues par le Code du travail pour la consultation en cause ou à compter de l’information de leur mise à disposition dans la base des données économiques et sociales. Ce délai est porté à 2 mois en cas d’intervention d’un expert
    (Décret art. 2 ; C. trav. art. R 4614-5-2 et R 4614-5-3, I, nouveaux).

    L’instance de coordination a par défaut un mois pour rendre son avis

    En vertu de l’article L 4616-1 du Code du travail, l’employeur a la faculté de mettre en place une instance de coordination des différents CHSCT concernés par un projet commun afin de recourir à une expertise unique et d’émettre un avis.

    Dans ce cadre, l’instance de coordination doit émettre un avis avant l’expiration d’un délai d’un mois à compter de
    la communication par l’employeur des informations prévues par le Code du travail pour sa consultation. Ce délai est porté à 3 mois en cas de recours à un expert
    (Décret art. 3 ; C. trav. art. R 4616-8, I modifié).

    L’avis du CHSCT est transmis à l’instance de coordination 7 jours avant

    En cas de projet commun,
    l’instance de coordination est consultée sur les mesures d’adaptation du projet communes à plusieurs établissements et les CHSCT sont consultés sur les éventuelles mesures d’adaptation spécifiques à leur établissement (C. trav. art. L 4616-1).

    Dans ce cas, l’avis de chaque CHSCT doit être rendu et transmis à l’instance de coordination au plus tard 7 jours avant
    la date d’expiration du délai de consultation dans lequel cette instance doit rendre son propre avis (Décret art. 3 ; C. trav. art. R 4616-8, III modifié).

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  • Crédit d’impôt recherche : consultation publique sur les dépenses de personnel éligibles

    Dans une mise à jour de sa base Bofip du 6 juillet 2016, l’administration met en consultation publique jusqu’au 20 juillet 2016 inclus les aménagements de ses commentaires relatifs aux dépenses de personnel éligibles au CIR.

    Nous faisons état ci-après des principales précisions apportées par l’administration.

    Chercheurs.
    Le personnel de recherche comprend notamment les chercheurs qui sont les scientifiques ou les ingénieurs travaillant à la conception ou à la création de connaissances, de produits, de procédés, de méthodes ou de systèmes nouveaux (CGI ann. III art. 49 septies G). L’administration précise que la qualité de scientifique est reconnue aux titulaires d’un diplôme de niveau master au minimum ou d’un diplôme équivalent (BOI-BIC-RICI-10-10-20-20 no 10).

    Techniciens de recherche.
    Reprenant la définition qui figurait dans le guide du CIR 2015 (non reprise dans le guide 2016) élaboré par le ministère de la recherche, l’administration estime que le technicien de recherche doit posséder une culture scientifique et technique reconnue par un diplôme de technicien supérieur
    ou de niveau au moins équivalent, ou par des acquis professionnels. On relèvera que cette exigence d’un diplôme de niveau Bac+2 n’est pas prévue par la loi. La cour administrative d’appel de Lyon a d’ailleurs accepté la prise en compte dans l’assiette du CIR des rémunérations versées à des personnels travaillant en étroite collaboration avec les chercheurs pour assurer le soutien technique indispensable à leurs travaux de recherche, quelle que soit leur qualification (CAA Lyon 10-11-2009 no 07-295 : IS-IX-2567). Les stagiaires
    et apprentis
    sont assimilés à des techniciens de recherche (BOI précité no 50). Les volontaires internationaux
    mis à disposition d’une entreprise qui répondent à la définition de chercheur ou de technicien de recherche peuvent être qualifiés de personnel de recherche (BOI précité no 130).

    Salariés auteurs d’une invention.
    Depuis 2010, les rémunérations et justes prix versés aux salariés auteurs d’une invention sont éligibles au CIR (CGI art. 244 quater B, II-b bis). L’administration précise que sont visées :

    – les inventions de mission qui sont celles effectuées par le salarié dans le cadre de son contrat de travail ;

    – les inventions hors mission attribuables qui sont réalisées par un salarié de sa propre initiative mais dans le cadre de son poste dans l’entreprise ;

    – les inventions hors mission non attribuables qui n’appartiennent pas aux deux précédentes (BOI précité no 60).

    Jeunes docteurs.
    Les dépenses de personnel qui se rapportent à des personnes titulaires d’un doctorat (ou d’un diplôme équivalent) sont prises en compte pour le double de leur montant pendant les vingt-quatre premiers mois suivant leur premier recrutement à condition que le contrat de travail de ces personnes soit à durée indéterminée et que l’effectif du personnel de recherche salarié de l’entreprise ne soit pas inférieur à celui de l’année précédente (CGI art. 244 quater B, II-b). L’administration précise que le premier recrutement
    s’entend du premier contrat à durée indéterminée conclu postérieurement au doctorat pour des fonctions liées à ce niveau de diplôme. Elle admet que le délai de vingt-quatre mois
    durant lequel l’entreprise bénéficie de la prise en compte des dépenses pour le double de leur montant soit suspendu en cas d’absence du jeune docteur pour cause de maladie ou maternité mais corrélativement aucune charge afférente à ce salarié ne peut être prise en compte dans l’assiette du CIR pendant la durée de cette suspension (BOI précité no 210). Par ailleurs, l’administration apporte des précisions sur les conséquences de la rupture du contrat de travail pendant la période d’essai
    (BOI précité no 230) ou du transfert de personnel comprenant un jeune docteur dans le cadre d’une opération de fusion, scission ou apport partiel d’actif (BOI précité no 240). Elle indique par ailleurs comment doit être déterminée la variation de l’effectif
    du personnel de recherche (BOI précité no 260).

    Intéressement et participation.
    Tirant les conséquences de la jurisprudence du Conseil d’Etat (CE 12-3-2014 no 365875 : IS-IX-2653 fv), l’administration précise que les sommes portées à la réserve spéciale de participation constituent des dépenses de personnel éligibles au CIR au titre de l’exercice au cours duquel elles ont été réparties entre les salariés. Les primes versées en vertu d’un accord d’intéressement constituent également des dépenses de personnel éligibles (BOI précité no 360 et 370).

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  • Contrats d’assurance-vie en déshérence : les obligations d’information des assureurs sont précisées

    Un arrêté détaille le contenu du bilan public que doivent publier chaque année les entreprises d’assurance au sujet des contrats d’assurance-vie non réglés et celui du rapport annuel complet qui doit être remis à l’ACPR.

    Les entreprises d’assurance ont désormais l’obligation de publier chaque année le nombre et l’encours des contrats d’assurance-vie non réglés et de préciser les démarches qu’elles ont effectuées au cours de l’année pour la recherche des bénéficiaires dès lors qu’elles ont eu connaissance d’un décès. Elles doivent, dans le même ordre d’idées, remettre chaque année un rapport détaillé à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution.

    Un arrêté, paru samedi au Journal officiel, précise que le bilan sur les contrats non réglés et les actions de recherche entreprises doit être publié sur le site Internet de l’entreprise d’assurance ou sur tout support durable dans un délai de 90 jours ouvrables à compter du 1er janvier de chaque année. Le texte énumère aussi les informations devant être communiquées dans le bilan public et dans le rapport remis à l’ACPR.

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  • La situation financière des régimes de retraite s’améliore

    Le Premier ministre Manuel Valls a reçu le rapport annuel du Conseil d’orientation des retraites et l’avis annuel du Comité de suivi des retraites. Leurs conclusions confirment le net rétablissement de notre système des retraites.

    Selon le rapport annuel du COR, le déficit du système (tous régimes et Fonds de solidarité vieillesse inclus) se réduirait à l’horizon de 2020 à – 0,2 % du PIB, soit environ 4 milliards, mieux que prévu. Dans le scénario d’un taux de chômage stabilisé à 7 % et une croissance minimum d’1,5 % des revenus d’activité, le système reviendrait à l’équilibre dès le milieu des années 2020.

    C’est pourquoi le Comité de suivi des retraites constate, dans son troisième avis remis lundi 11 juillet au Premier ministre, que « les résultats sont en amélioration lente mais sensible, sous l’effet des réformes intervenues au cours de la dernière décennie » : réformes 2010 et 2014 et accord sur les retraites complémentaires fin 2015. Le Comité estime que les objectifs définis par la loi sont « tenus », et ne propose pas de mesure corrective pour 2016 (un report de l’âge légal de départ à la retraite, par exemple).

    Ce Comité de 5 membres, créé en 2014, doit évaluer chaque année avant le 15 juillet si le système respecte les trois objectifs assignés par la loi : niveau de vie des retraités, équité entre assurés, pérennité financière.

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  • La réforme du dispositif ISF-PME est commentée

    L’administration met en consultation publique jusqu’au 31 août prochain ses commentaires de la réforme ISF-PME, notamment sur la définition des investissements de suivi.

    Depuis le 1er janvier 2016, les souscriptions aux augmentations de capital
    n’ouvrent droit à la réduction ISF-PME que si elles sont effectuées par des redevables qui ne sont ni associés ni actionnaires de la société bénéficiaire.

    Une exception est cependant prévue pour les versements constituant un « investissement de suivi
    » sous réserve, notamment qu’une telle possibilité ait été prévue dans le plan d’entreprise (FR 1/16 inf. 37 p. 60 et 4/16 inf. 2 p. 4).

    Dans ses commentaires mis en consultation publique du 6 juillet au 31 août, l’administration précise l’étendue des informations à faire figurer dans le plan d’entreprise
    .

    Aucun formalisme particulier n’est exigé. Il peut notamment s’entendre du plan d’affaires de la société établi en vue d’obtenir des fonds auprès des investisseurs.

    Le plan d’entreprise doit être établi selon des prévisions financières réalistes et cohérentes. Il doit prévoir expressément l’intention de la société
    de réaliser, en vue de son développement et dans la continuité de la levée de fonds au titre de laquelle il est établi, des augmentations de capital susceptibles de constituer pour les investisseurs qui entrent à son capital des investissements de suivi. Il doit comporter une estimation de l’importance et de l’échéance
    de ces futures augmentations.

    A noter

    Il est rappelé que la condition tenant à l’existence d’un plan d’entreprise ne s’applique qu’aux investissements de suivi afférents à des investissements initiaux effectués depuis le 1er janvier 2016.

    En d’autres termes, les dirigeants
    , associés ou actionnaires de sociétés existantes au 1er janvier 2016
    et ayant déjà bénéficié de la réduction ISF-PME au titre d’un premier investissement, peuvent de nouveau bénéficier de la réduction lors d’une souscription au capital de la société sous réserve que celle-ci ne soit pas devenue liée à une autre.

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  • Statuts prévoyant qu’un associé doit être salarié de la société et peut être exclu s’il ne l’est plus

    La clause des statuts d’une SAS prévoyant que tout associé doit être salarié de la société n’oblige pas la société à lui racheter ses actions s’il perd cette qualité dès lors qu’elle est suivie d’une clause organisant une faculté de rachat dans un tel cas.

    Une clause des statuts d’une société par actions simplifiée (SAS) appartenant à un groupe prévoyait que « tout associé
    personne physique doit impérativement et aussi longtemps qu’il détient une ou plusieurs actions avoir la qualité de salarié d’une société du groupe ». Elle était suivie d’une clause statutaire indiquant que « tout associé qui n’exercera pas de fonction salariée pourra être exclu
    sur décision du président » qui désignera alors la personne à qui l’associé sera tenu de céder ses actions.

    Un associé de la SAS qui était salarié d’une autre société du groupe avait été licencié sans être exclu. Il avait alors demandé à la SAS le rachat de ses actions en soutenant qu’il résultait de la lecture combinée des deux clauses que son exclusion
    , et donc le rachat de ses actions, constituait une obligation
    pour la société en cas de perte de la qualité de salarié
    .

    Jugé au contraire que les termes clairs de la deuxième clause, par l’usage du verbe « pouvoir », ouvrait au président la faculté
    et non l’obligation d’exclure
    l’associé et de faire racheter ses actions et que la première clause n’induisait pas nécessairement que la perte de la qualité de salarié impliquait la perte de la qualité d’associé. En effet, la première clause devait se lire au regard des stipulations de la deuxième, qui ne lui était pas contradictoire en ce qu’elle précisait les modalités d’exclusion et de cession forcée des actions.

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  • Clarification attendue de la doctrine fiscale sur les dons aux associations d’intérêt général

    Une mise à jour du Bofip sur les dons aux associations d’intérêt général, qui précisera notamment la notion de « cercle restreint », doit être publiée d’ici à la fin du mois de juillet.

    Michel Sapin, ministre des finances et des comptes publics, et Christian Eckert, secrétaire d’Etat en charge du Budget, annoncent une clarification de la doctrine de l’administration fiscale dans le but de mieux sécuriser le traitement des dons aux associations d’intérêt général. L’annonce fait suite à la remise d’un rapport mercredi commandé au député Yves Blein sur la notion fiscale de « cercle restreint », notion qui constitue un des critères requis permettant aux dons d’être éligibles à la réduction d’impôt sur le revenu. A l’issue d’une large consultation, le député propose dans son rapport de modifier la doctrine administrative afin d’établir des principes clairs et d’en permettre une application homogène par les services fiscaux sur le territoire. Une instruction fiscale doit être publiée d’ici à la fin du mois de juillet.

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  • Maintien des IJ maladie : l’arrêt de travail doit être prolongé par le même médecin

    L’assuré qui obtient une prolongation d’arrêt de travail pour maladie par un médecin conseillé par son club sportif, autre que celui qui lui a prescrit l’arrêt initial, ne peut pas prétendre au maintien des indemnités journalières.

    Le droit au maintien des indemnités journalières
    n’est pas systématique en cas de prolongation
    d’un arrêt de travail pour maladie.

    En effet, aux termes de l’article L 162-4-4 du CSS, ces prestations ne sont maintenues que si la prolongation est prescrite par le médecin traitant ou le médecin auteur de la prescription initiale
    , sauf impossibilité
    dûment justifiée par l’assuré, ou cas particuliers prévus par l’article R 162-1-9-1 du même Code (prolongation prescrite par un spécialiste consulté à la demande du médecin traitant, par le médecin remplaçant le médecin traitant ou en cas d’hospitalisation).

    Dans l’affaire ayant donné lieu à l’arrêt du 16 juin 2016, la question se posait de savoir si l’assuré, qui avait obtenu une prolongation d’arrêt de travail d’un médecin autre que le médecin prescripteur de l’arrêt initial justifiait bien de son impossibilité de consulter ce dernier. L’intéressé, vraisemblablement blessé lors d’une rencontre sportive, a été invité par son club
    à consulter dès le lendemain du match un cabinet médical avec lequel une convention de procédure médicale
    avait été passée pour poser un diagnostic rapide. Il s’était alors vu prescrire une prolongation d’arrêt de travail par un médecin de ce cabinet.

    Mais il n’aurait pas du suivre les conseils du club ou du moins s’en tenir là.

    Car, pour la Cour de cassation, cette circonstance ne caractérise pas l’impossibilité pour l’intéressé de faire prolonger son arrêt de travail par le médecin prescripteur de l’arrêt initial ou son médecin traitant et fait donc obstacle à la poursuite du versement des indemnités journalières. La Haute juridiction casse en conséquence l’arrêt de la cour d’appel ayant fait droit à sa demande d’indemnisation.

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  • Le crédit d’impôt transition énergétique reconduit en 2017

    La prorogation pour 1 an du CITE fait partie d’une nouvelle batterie de mesures en faveur de la construction de logements moins énergivores présentées le 1er juillet par les ministres Ségolène Royal et Emmanuelle Cosse.

    Lors de la présentation, vendredi 1er juillet, de nouvelles mesures visant à encourager la construction de bâtiments sobres en consommation d’énergie, Ségolène Royal, ministre de l’environnement, et Emmanuelle Cosse, ministre du logement, ont annoncé que le crédit d’impôt pour la transition énergétique sera reconduit en 2017. Pour rappel, la loi de finances pour 2016 avait déjà prolongé l’avantage fiscal d’un an.

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