Articles métiers

Ce fil d’actualité va vous permettre de garder un œil sur les évolutions réglementaires et légales, de se tenir au courant des nouveautés techniques et technologiques, de partager les bonnes pratiques.

  • Évaluer l’avantage en nature pour un véhicule électrique

    Les modalités d’évaluation de l’avantage en nature résultant de la mise à disposition d’un véhicule électrique ont été fixées récemment par un arrêté du 21.05.2019.

    Ainsi, pour ces véhicules, les dépenses prises en compte pour évaluer l’avantage en nature ne tiennent pas compte des frais d’électricité engagés par l’entreprise pour recharger le véhicule. De plus, elles sont évaluées après un abattement de 50 % dans la limite de 1 800 € par an. Par ailleurs, en cas de mise à disposition d’une borne de recharge de véhicules fonctionnant au moyen de l’énergie électrique, l’avantage en nature résultant de l’utilisation de cette borne à des fins privées est évalué à hauteur d’un montant nul.

    À noter.
    Ces règles concernent la mise à disposition, pour une période comprise entre le 01.01.2020 et le 31.12.2022, d’un véhicule fonctionnant uniquement au moyen de l’énergie électrique. Un nouvel arrêté fixera la valeur de l’abattement applicable à compter du 01.01.2023, en prenant en compte la différence de coût entre un véhicule électrique et un véhicule thermique équivalent à cette date.

    Source :
    Arrêté du 21 mai 2019 modifiant l’article 3 de l’arrêté du 10 décembre 2002 relatif à l’évaluation des avantages en nature en vue du calcul des cotisations de sécurité sociale en ce qu’il concerne la mise à disposition de véhicules électriques par l’employeur.

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  • Apprenti : visite médicale par un médecin de ville ?

    Depuis le 30.04.2019, à titre expérimental, la visite médicale d’embauche des apprentis peut être réalisée par un médecin de ville en cas d’indisponibilité d’un professionnel de la médecine du travail.

    Vous avez pris la décision d’embaucher un apprenti dans votre entreprise. Parmi les formalités d’embauche d’un apprenti, figure la visite médicale d’embauche, désormais appelée « visite d’information et de prévention ».

    Une visite d’information et de prévention.
    Tout travailleur bénéficie d’un suivi individuel de son état de santé assuré par le médecin du travail (C. trav. art. L. 4622-2)
    . Ce suivi comprend une visite d’information et de prévention effectuée généralement dans les trois mois après l’embauche.

    Pour un apprenti : une visite dans les deux mois après l’embauche.
    Pour un apprenti, la visite doit avoir lieu dans les deux mois qui suivent l’embauche.

    La possibilité de faire appel à un médecin de ville.
    Depuis le 30.04.2019, à titre expérimental et jusqu’au 31.12.2021, la visite d’information et de prévention d’embauche peut être réalisée, lorsqu’aucun professionnel de santé du service de santé au travail n’est disponible dans un délai de deux mois, par tout médecin exerçant en secteur ambulatoire, pour les apprentis (à l’exception de ceux relevant de l’enseignement agricole) dont les contrats sont conclus entre le 30.04.2019 et le 31.10.2021.

    En pratique.
    L’employeur peut organiser la visite d’information et de prévention avec un médecin exerçant en secteur ambulatoire, qui peut être, soit un des médecins ayant conclu une convention avec le service de santé au travail ; soit, en cas d’indisponibilité, tout médecin exerçant en secteur ambulatoire, notamment le médecin traitant de l’apprenti sous réserve de l’accord de ce dernier. Avant le jour de la visite, l’employeur adresse au médecin chargé de réaliser la visite la fiche de poste de l’apprenti ainsi que les coordonnées du service de santé au travail dont il dépend. Il adresse par ailleurs au service de santé au travail dont il dépend les coordonnées du médecin exerçant en secteur ambulatoire chargé de réaliser la visite d’information et de prévention de l’apprenti.

    Une attestation.
    À l’issue de la visite, le médecin remet à l’apprenti un document de suivi attestant la réalisation de la visite, et en transmet une copie à l’employeur ainsi qu’au service de santé au travail concerné.

    Attention !
    L’employeur qui ne respecte pas ses obligations médicales encourt une amende de 1 500 € et une peine de prison de quatre mois.

    Source :
    loi n° 2018-771 du 05.09.2018, décret n° 2018-1340 du 28.12.2018 et arrêté du 24.04.2019

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  • Taux de la cotisation patronale AGS

    Le taux de la cotisation patronale AGS reste fixé à 0,15 % au 1er juillet 2019

    Le conseil d’administration de l’AGS (Association pour la gestion du régime de Garantie des créances des Salariés) a décidé, lors de sa réunion du 26 juin 2019, de ne pas augmenter le taux de cotisation patronale AGS qui reste donc fixé à 0,15 % au 1er juillet 2019. Ce taux de 0,15 % s’applique depuis le 1er juillet 2017.

    Rappelons que la cotisation AGS est à la charge exclusive de l’employeur et est due dans la limite de 4 plafonds de la sécurité sociale (soit 13 508 € par mois en 2019). Elle permet, en cas de procédure de sauvegarde de redressement ou de liquidation judiciaire de l’entreprise, de garantir le paiement des rémunérations, du préavis et des indemnités dus à ses salariés.

    Le régime de garantie des salaires précise que malgré une hausse notable de près de 24 % des avances salariales versées par le régime aux salariés d’entreprises en difficultés en mai 2019 (en comparaison du mois de mai 2018), il a été décidé de maintenir le taux de cette cotisation patronale à 0,15 % en raison d’un contexte économique incertain afin de ne pas faire supporter davantage de charges aux entreprises pour permettre de préserver leur compétitivité.

    Source :

    www.ags-garantie-salaires.org
    , actualité du 27-6-2019 ; décision du conseil d’administration de l’AGS du 26-6-2019

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  • Dirigeant : une assurance chômage dès le 01.11.2019 !

    Si en tant que dirigeant non salarié vous cessez involontairement votre activité professionnelle, vous pourrez avoir droit à une allocation chômage à compter du 01.11.2019.

    L’indemnisation est fixée à 800 € par mois pendant six mois en cas de redressement ou liquidation judiciaire, à condition d’avoir perçu au moins 10 000 € par an les deux dernières années.

    Actuellement.
    Que vous soyez travailleur indépendant ou dirigeant assimilé salarié, vous n’êtes pas couvert pour la protection chômage par Pôle Emploi. Vous avez cependant la possibilité de vous assurer dans le cadre d’un contrat d’assurances groupe.

    Mise en place de l’allocation des travailleurs indépendants (ATI).
    Les travailleurs indépendants cessant définitivement leur activité professionnelle en raison d’un jugement d’ouverture de liquidation judiciaire ou d’une procédure de redressement judiciaire (dont le plan de redressement arrêté par le tribunal prévoit le départ du dirigeant) vont pouvoir percevoir du Pôle emploi une allocation chômage forfaitaire, dite « allocation des travailleurs indépendants » (ATI), les indemnisant en partie pour la perte de leur activité (loi Avenir professionnel n° 2018-771 du 05.09.2018 art. 49, 51 et 65, JO du 06.09) .

    Pour qui ?
    Les TNS bénéficiaires de l’ATI sont notamment les travailleurs non salariés (TNS) affiliés à la Sécurité sociale des indépendants (gérants majoritaires de SARL et gérants associés uniques d’EURL) et aux régimes des non salariés agricoles et des professions libérales ainsi que les dirigeants de société relevant du régime général de la Sécurité sociale mais non affiliés à l’assurance chômage (gérants minoritaires ou égalitaires de SARL, P.D.G. et D.G. de SA et présidents et dirigeants de SAS, …).

    Quelles conditions ?
    Pour être éligible à l’ATI, l’activité professionnelle de l’indépendant devra, avant liquidation judiciaire, avoir généré un revenu minimum de 10 000 € par an sur les deux dernières années. Il en est de même en cas de procédure de redressement judiciaire si le tribunal a subordonné l’adoption du plan de redressement au remplacement du dirigeant.

    Quand ? Combien ?
    L’indemnisation est fixée à 800 € par mois pendant six mois. L’assurance chômage des indépendants doit entrer en application le 01.11.2019.

    Bon à savoir.
    Il n’y a pas de limite d’accès au cours de la vie professionnelle : un travailleur indépendant pourra bénéficier plusieurs fois de la mesure, à condition de remplir chaque fois les critères posés.

    Source :
    communiqué de presse du ministère du Travail du 18.06.2019

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  • Appel public à la générosité : quel montant de dons pour la déclaration préalable et le CER ?

    Les organismes faisant appel à la générosité publique sont tenus à certaines obligations comptables dès lors que le montant des dons collectés dépasse 153 000 €.

    Les associations qui souhaitent faire appel à la générosité publique doivent effectuer au préalable une déclaration auprès du préfet dès lors que cette collecte :

    – vise à soutenir une cause scientifique, sociale, familiale, humanitaire, philanthropique, éducative, sportive, culturelle ou concourant à la défense de l’environnement ;

    – et génère au cours de l’un des 2 exercices précédents ou de l’exercice en cours un montant de dons collectés supérieur à un certain seuil.

    Ce seuil a été récemment fixé à 153 000 €. Il s’applique aux exercices comptables ouverts à compter du 1er juin 2019 et au cours de l’un des 2 exercices comptables précédents.

    Lorsqu’ils dépassent 153 000 € de dons à la clôture de l’exercice, ces organismes doivent également établir un compte d’emploi annuel des ressources (CER) collectées auprès du public, précisant notamment l’affectation des dons par type de dépenses.

    Ce seuil sera applicable aux exercices comptables clos à compter du 1er juin 2020 mais il peut être appliqué volontairement par anticipation aux exercices clos à une date antérieure.

    Un arrêté fixe les modalités de présentation du CER pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2020 ou par anticipation aux exercices ouverts à une date antérieure, notamment les rubriques devant y figurer, à savoir : les emplois par destination, les ressources par origine, les ressources reportées liées à la générosité du public hors fonds dédiés, les emplois des contributions volontaires en nature, les contributions volontaires en nature, les fonds dédiés liés à la générosité du public.

    Source :
    Décret 2019-504 et arrêté MENV1834273A du 22-5-2019, JO du 24

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  • Cession de clientèle en 2 temps : pas d’exonération de la plus-value !

    Pour pouvoir bénéficier de l’exonération des plus-values réalisées lors de la cession de sa clientèle, le professionnel libéral doit, notamment, effectuer un transfert complet des « éléments essentiels de son activité ».

    Rappel.
    En principe, la cession de votre activité se caractérisera par la cession de votre fonds libéral lui-même, que vous exploitez à titre individuel. Ainsi, une telle cession constitue une plus‐value professionnelle taxable à l’impôt sur le revenu (IR), qui peut être à court terme ou à long terme.

    Et, si vous cédez votre fonds pour une valeur inférieure à 500 000 €, votre plus‐value à court terme ou à long terme pourra être exonérée partiellement ou totalement selon que la valeur de votre fonds est inférieure à 500 000 € ou 300 000 €.

    Afin de bénéficier de cette exonération, vous devez avoir exercé au jour de la cession, votre activité pendant au moins 5 ans et, vous ne devez pas détenir directement ou indirectement plus de 50 % des droits de vote ou des droits dans les bénéfices sociaux de l’entreprise à qui vous vendez votre fonds, ni en exercer la direction effective.

    Ainsi, l’activité cédée doit faire l’objet d’une exploitation autonome chez le cédant comme chez le cessionnaire et, la transmission de cette branche d’activité doit reposer sur un transfert complet des « éléments essentiels de cette activité » (

    CGI art. 238 quindecies
    ).

    Dans une affaire récente
    , un chirurgien avait cédé sa patientèle et les parts qu’il détenait dans une société civile de moyens (SCM) à une société d’exercice libéral à responsabilité limitée (Selarl). Par suite, ce dernier avait estimé pouvoir bénéficier de l’exonération sur la plus-value réalisée lors de cette cession. Mais, à l’issue d’une vérification de comptabilité, le fisc avait remis en cause cette exonération au motif que ce dernier n’avait pas cédé une branche complète d’activité. Ce que vient de confirmer la cour administrative d’appel de Lyon.

    Au cas d’espèce
    , la vente n’avait porté, dans un 1er temps, que sur la moitié de la patientèle du chirurgien, la 2nde moitié ayant été cédée à l’issue d’une période d’exercice en commun de l’activité avec l’acquéreur. De plus, la convention de cession entre le cédant et le cessionnaire ne prévoyait le transfert définitif des parts de la SCM qu’à l’issue de cette période d’exercice en commun de l’activité avec l’acquéreur. Au cas présent, une période qui s’était étalée sur plus de 2 ans au cours de laquelle le chirurgien avait continué d’exercer son activité.

    Les juges
    ont donc considéré que lors de la cession, le chirurgien n’avait pas opéré de transfert complet des éléments essentiels de son activité et donc qu’il ne pouvait pas bénéficier de l’exonération de la plus-value réalisée sur le fondement de l’article 238 quindecies du CGI.

    Source :
    Cour administrative d’appel de Lyon, 28-5-2019, n° 17LY02682

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  • CIRM : la modification de la catégorie d’imposition d’une même activité libérale est sans incidence

    Pour la détermination du CIMR et l’appréciation du caractère exceptionnel ou non des revenus d’activité de 2018, l’administration admet de les comparer aux revenus tirés de cette même activité de 2015 à 2017, qu’elle qu’ait été la catégorie d’imposition desdits revenus.

    Un contribuable, en l’occurrence un avocat, a exercé la même activité libérale en 2018 que durant les 3 années précédentes. Mais il a modifié durant cette période le cadre juridique d’exercice de son activité, entraînant la modification de la catégorie d’imposition du revenu tiré de cette activité :

    • BNC initialement,

    • puis article 62 du CGI, puisqu’il est devenu co-gérant d’une société d’exercice libéral à responsabilité limitée (SELARL) soumise à l’impôt sur les sociétés (IS).

    Comment déterminer le crédit d’impôt modernisation du recouvrement (CIMR) accordé au titre de l’imposition des revenus non exceptionnels de 2018, dès lors que seule la structure juridique au sein de laquelle il exerce son activité professionnelle a changé au cours de la période de 3 ans
    servant de référence pour l’appréciation du caractère exceptionnel ou non des revenus de cette activité ?

    Réponse (sensée et bienvenue) de l’administration dans le cadre d’une procédure de rescrit fiscal.

    Pour la détermination du CIMR et l’appréciation du caractère exceptionnel ou non des revenus de l’activité au titre de 2018, il est admis de les comparer aux revenus tirés de cette même activité
    au cours des années 2015 à 2017, qu’elle qu’ait été la catégorie d’imposition desdits revenus.

    Pour rappel

    L’application du prélèvement à la source (PAS) à compter du 1er janvier 2019 venant s’ajouter au paiement en 2019 de l’impôt sur les revenus de 2018, un crédit d’impôt modernisation du recouvrement (CIMR) a été mis en place pour éviter un double paiement d’impôt en 2019. Le CIMR neutralise ainsi l’impôt correspondant aux seuls revenus non exceptionnels perçus en 2018.

    La distinction entre revenus courants et revenus exceptionnels varie selon la catégorie de revenus concernée.

    Les revenus exceptionnels sont ainsi expressément définis par la loi pour les revenus imposables suivant les règles des salaires, pensions et rentes viagères.

    Mais en matière de bénéfices professionnels ou de revenus des dirigeants de sociétés, l’appréciation du caractère courant ou exceptionnel repose sur un dispositif pluriannuel d’appréciation consistant à comparer le bénéfice ou le revenu de 2018 avec ceux des années 2015 à 2017 :

    • le montant de la rémunération perçue en 2018 est qualifié de rémunération non exceptionnelle ouvrant droit au bénéfice du CIMR à hauteur du montant le plus élevé des montants nets imposables, au titre des années 2015, 2016 ou 2017, de cette même rémunération ;

    • le surplus éventuel de la rémunération perçue en 2018 par rapport à la plus élevée des rémunérations perçues au titre de ces années est qualifié de revenu exceptionnel n’ouvrant pas droit au bénéfice du CIMR. À la demande du contribuable, cette qualification peut cependant, dans certaines situations, être partiellement ou totalement reconsidérée.

    En cas de doute sur le traitement fiscal applicable à ses revenus et, en particulier sur leur éligibilité ou non au CIMR, le contribuable peut interroger l’administration fiscale et demander un rescrit dans les conditions de droit commun.

    Source : BOI-RES-000052 et BOI-IR-PAS-50-10-20-30, 26-6-2019.

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  • Indépendantes et agricultrices : le nouveau congé maternité

    Depuis le 1er janvier 2019, les travailleuses indépendantes et les agricultrices peuvent bénéficier d’un congé maternité plus long, aligné sur celui des salariées (soit 112 jours).

    Sous réserve de cessation de leur activité professionnelle, les travailleuses indépendantes, les femmes chefs d’entreprise et conjointes collaboratrices bénéficient d’un congé maternité allant jusqu’à 16 semaines en cas de naissance simple (au lieu de 11 auparavant).

    En effet, depuis le 1er janvier 2019
    , la durée maximale du congé maternité des indépendantes est désormais de 6 semaines avant la date présumée de l’accouchement et de 10 semaines après celui-ci, soit 112 jours au total.

    Un arrêt de travail minimal de 8 semaines (dont 6 semaines de repos post-natal) est obligatoire pour bénéficier des indemnités maternité.

    À partir du 1er janvier 2020, il ne sera plus nécessaire d’être à jour dans le paiement de ses cotisations pour bénéficier d’indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS) ou de maternité.

    Les agricultrices non salariées bénéficient du même régime. Lorsque l’exploitante ne peut pas se faire remplacer sur son exploitation, elle bénéficie également d’indemnités journalières équivalentes à 55,51 € par jour, en plus de l’allocation de remplacement maternité.

    Bon à savoir
    :
    Pour tout congé maternité débuté en 2019, il est possible de bénéficier des nouvelles dispositions en informant son organisme de rattachement, l’agence de SSI pour les commerçants-artisans (ou la CPAM pour une activité qui a débuté en 2019) et la CMSA pour les agricultrices non salariées.

    Source

    : loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019 ; décret 2019-529 du 27.05.2019

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  • Majoration du CPF des salariés handicapés

    Le compte personnel de formation (CPF) des salariés handicapés est majoré de 300 € par an.

    Depuis le 1er janvier 2019, les salariés peuvent suivre des actions de formation professionnelle éligibles, à leur initiative, en utilisant leur compte personnel de formation (CPF) désormais crédité en euros.

    Le CPF du salarié travaillant à temps plein ou effectuant une durée de travail au moins égale à 50 % de la durée légale ou conventionnelle de travail sur l’année (au moins un mi-temps) est crédité, en fin d’année à hauteur de 500 € au titre de cette année, dans la limite d’un plafond total de 5 000 € (C. trav. art. R 6323-1).

    Montant de la majoration.
    Le montant qui est crédité chaque année sur le CPF d’un salarié handicapé, bénéficiaire de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH) est majoré (C. trav. art. L 6323-11 al. 3).

    Le montant de cette majoration a été fixé par décret. Chaque année, le CPF d’un salarié handicapé est alimenté d’une majoration d’un montant de 300 €
    qui s’ajoute au montant annuel d’alimentation du CPF de 500 €, soit une alimentation de 800 € par an, et ce dans la limite d’un plafond de 8 000 €.

    Source :
    décret 2019-566 du 7 juin 2019, JO du 08 juin ; C. trav. art. D. 6 323-3-3 et R. 6323-3-1

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  • Comptes courants d’associés : taux maximal d’intérêts déductibles

    Pour le 2e trimestre 2019, le taux effectif moyen pratiqué par les établissements de crédit pour des prêts à taux variable aux entreprises, d’une durée initiale supérieure à 2 ans, s’élève à 1,36 %.

    Les intérêts servis aux associés ou aux actionnaires à raison des sommes qu’ils mettent à disposition de la société en sus de leur part du capital sont admis en déduction des résultats imposables dans la limite de la moyenne des taux effectifs moyens pratiqués par les établissements de crédit, pour des prêts à taux variable aux entreprises, d’une durée initiale supérieure à 2 ans.

    Pour le 2e trimestre 2019, le taux effectif moyen s’élève à 1,36 %.

    Les sociétés qui arrêteront au cours du 3e trimestre 2019 un exercice clos du 30 juin au 29 septembre 2019 inclus peuvent dès à présent connaître le taux maximal de déduction qu’elles pourront pratiquer au titre de cet exercice.

    Pour les entreprises dont l’exercice est de 12 mois
    , le taux maximal d’intérêts déductibles pour les exercices clos à compter du 30 juin 2019 est le suivant :

    Exercices clos

    Taux maximal

    Du 30 juin au 30 juillet 2019

    1,38 %

    Du 31 juillet au 30 août 2019

    1,37 %

    Du 31 août au 29 septembre 2019

    1,36 %

    À noter :

    Ces taux sont calculés à partir d’une formule donnée par l’administration fiscale. Toutefois, les entreprises qui arrêtent leur exercice en cours de trimestre peuvent, si elles y trouvent intérêt, prendre en considération le taux qui se rapporte au trimestre dans lequel sont compris les derniers mois de l’exercice.

    Une formule particulière de calcul du taux maximal est prévue pour les exercices dont la durée est inférieure ou supérieure à 12 mois.

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