Articles métiers

Ce fil d’actualité va vous permettre de garder un œil sur les évolutions réglementaires et légales, de se tenir au courant des nouveautés techniques et technologiques, de partager les bonnes pratiques.

  • Exonérations de CFE et de taxe foncière dans les QPPV

    Les exonérations de cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les établissements des petites entreprises commerciales dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPPV) sont prolongées pour 2 ans.

    Sauf délibération contraire des collectivités territoriales, les établissements des petites entreprises exerçant une activité commerciale (employant moins de 50 salariés et ayant soit un chiffre d’affaires annuel HT inférieur à 10 M€ au cours de la période de référence, soit un total de bilan inférieur à 10 M€) peuvent bénéficier d’une exonération totale de CFE pendant 5 ans puis d’un abattement dégressif de 3 ans pour les créations et extensions d’établissement réalisées au plus tard le 31 décembre 2020 dans les QPPV (CGI art. 1466 A, I septies).

    Ces mêmes entreprises peuvent aussi bénéficier d’une exonération de taxe foncière pendant 5 ans pour les immeubles situés dans un QPPV et rattachés au plus tard le 31 décembre 2020 à un établissement exonéré de CFE (CGI art. 1383 C ter).

    Ces exonérations
    de CFE et de taxe foncière sont prolongées pour 2 années,
    soit pour les
    établissements qui font l’objet d’une création ou d’une extension entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2022 dans les QPPV et pour les immeubles rattachés au plus tard au 31 décembre 2022 à un établissement exonéré de CFE.

    La liste des QPPV est applicable jusqu’au 31 décembre 2022.
    La liste des QPPV fixée par le décret 2014-1750 du 30 décembre 2014 (JO du 31) pour les départements métropolitains est applicable jusqu’au 31 décembre 2022. Elle ne sera actualisée qu’au 1er janvier 2023.

    Source :
    loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018 de finances pour 2019, art. 181, JO du 30

    © Copyright Editions Francis Lefebvre

  • Frais supplémentaires de repas des titulaires de BIC et BNC

    Les limites de déduction des frais supplémentaires de repas exposés par les titulaires de bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et de bénéfices non commerciaux (BNC) sont fixés pour l’année 2019.

    Si vous êtes soumis à l’impôt sur le revenu au titre de bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et par ceux de bénéfices non commerciaux (BNC), les frais supplémentaires de repas que vous engagez régulièrement sur le lieu d’exercice de votre activité professionnelle peuvent être déduits de votre résultat imposable dans certaines limites qui sont revalorisées chaque année.

    Pour 2019, la dépense supplémentaire de repas admise en déduction s’élève à 13,95 € (contre 13,80 € en 2018). Cette somme correspond à la différence entre :

    – la valeur forfaitaire d’un repas pris à domicile, évaluée à 4,80 € TTC pour 2019 (contre 4,80 € TTC pour 2018) ;

    – et une limite d’exonération pour frais de repas fixée à 18,80 € TTC pour 2019 (contre 18,60 € TTC pour 2018), au-delà de laquelle la dépense est considérée comme excessive.

    Exemple :
    Un artisan dont l’atelier et le domicile sont situés à Versailles effectue, en 2019, des déplacements réguliers sur Paris pour renouveler son stock de matières premières. Il dépense, lors de ces déplacements, des frais de restaurant individuels d’un montant de 12 €, régulièrement justifiés.

    Les frais qu’il peut déduire s’élèvent à 12 € – 4,85 € = 7,15 €

    Le repas pris en dehors du domicile doit avoir un coût raisonnable sous peine de ne plus être considéré comme une dépense professionnelle. Pour simplifier les calculs, l’administration considère qu’un repas a un coût raisonnable lorsque son prix ne dépasse pas la même limite d’exonération des indemnités pour frais de repas d’un salarié en déplacement professionnel et empêché de regagner sa résidence ou le lieu habituel de son travail, soit 18,80 € TTC pour l’année 2019.

    Si le professionnel fait une dépense supérieur à 18,80 €, les frais supplémentaires de repas restent déductibles à hauteur de 18,80 €, et la fraction qui dépasse cette limite constitue, elle, une dépense personnelles qui n’est pas déductible, sauf si le professionnel justifie ce dépassement par des circonstances exceptionnelles nécessaires pour l’exercice de son activité professionnelle.

    Exemple
    :
    si ce même artisan dépense, en 2019, des frais de restaurant individuels d’un montant de 25 €, régulièrement justifiés (par exemple, par une note de restaurant accompagnée d’une facturette de carte bancaire), les frais qu’il peut déduire s’élèvent à 18,80 € – 4,85 € = 13,95 €, le surplus n’est pas déductible sauf à démontrer s’il justifie qu’il ne pouvait pas déjeuner à moindre coût dans les environs.

    Sources :
    BOI, actualité du 23 janvier 2019 ; BOI-BIC-CHG-10-10-10-23/01/2019 ; BOI-BNC-BASE-40-60-60-23/01/2019

    © Copyright Editions Francis Lefebvre

  • Prélèvement à la source en cas de changement de SIRET

    Le site DSN-info vous donne la marche à suivre en cas de fermeture ou de changement de SIRET pour opérer le prélèvement à la source (PAS) de l’impôt sur le revenu

    Le SIRET est l’identifiant des établissements indispensable pour qu’il soit reconnu de manière non ambiguë et unique par toutes les administrations. Les salariés déclarés en DSN étant rattachés à l’établissement employeur, il doit impérativement être connu avant l’émission de la première paie.

    L’obtention d’un SIRET dans des délais courts est un enjeu majeur à couvrir s’opérant via une formalité auprès d’un centre de formalités des entreprises (CFE) différant selon la nature de l’activité professionnelle.

    Pour les entreprises majoritairement concernées par la DSN, entreprises privées du régime générale ou du régime agricole, les CFE sont activés pour les formalités suivantes :

    – création de l’entreprise ;

    – ouverture d’un nouvel établissement ;

    – transfert de l’établissement principal et du siège social ;

    – fermeture d’un établissement ;

    – cessation totale d’activité, de mise en sommeil, de décès ou de dissolution de la personne morale.

    Dépôt de DSN dans le cas de création, modification ou cessation d’établissement.
    Il est important que le circuit organisationnel de création ou de modification d’établissements mis en place dans l’entreprise soit connu des services de paie et permette de s’assurer de disposer des SIRET au moment de la production des DSN, faute de quoi, les entreprises sont pénalisées :

    – défaut déclaratif pénalisé côté URSSAF ;

    – défaut déclaratif côté DGFIP dans le cadre du PAS mis en œuvre à compter de 2019 ;

    – impossibilité de consulter les comptes rendus métier (CRM) des DSN déjà transmises pour le SIRET cessé (CRM pour les organismes destinataires et CRM nominatifs intégrant les taux de PAS concernant la DGFIP).

    Depuis le 1er janvier 2019, le PAS est en place et vous devez produire votre DSN chaque mois même en cas de changement de SIRET. Si votre entreprise est sur le point de fermer (cessation d’activité…) ou de changer son SIRET (déménagement, nouvelle création…), le site DSN-info conseille aux entreprises de prendre en compte les étapes suivantes :

    Type

    Actions à réaliser

    Pour les créations d’établissement(s)

    1.
    Dépôt par l’établissement d’une première déclaration préalable à l’embauche (DPAE) déclenchant ainsi la création du compte cotisant au niveau des Urssaf ( SIRET reconnu au moment du dépôt de la DSN)


    2.
    Rattacher le nouvel établissement à l’établissement le plus proche présentant des éléments structurels de paie en cohérence avec les particularités des populations déclarées, jusqu’à l’obtention du nouveau SIRET.

    3.
    Utiliser un bloc changement, lors de l’obtention du nouveau SIRET (rubrique S21.G00.41.012 – SIRET ancien établissement d’affectation).

    En cas de changement de SIRET

    1.
    Ne pas effectuer la demande de radiation de l’ancien SIRET tant que le nouveau SIRET n’est pas encore ouvert, pour pouvoir continuer à réaliser les dépôts de DSN.

    2.
    S’assurer d’avoir bien enregistré l’ensemble des CRM pour les DSN déjà transmises concernant le SIRET à radier car ils ne pourront être consultables sur le tableau de bord DSN une fois la cessation prise en compte sur net-entreprises

    3.
    Utiliser un bloc changement, lors de l’obtention du nouveau SIRET (rubrique S21.G00.41.012 – SIRET ancien établissement d’affectation).

    En cas de cessation

    de SIRET

    1.
    Ne fermer le SIRET que lorsque l’ensemble des déclarations a été réalisé (écritures comptables arrêtées)

    2.
    S’assurer d’avoir bien enregistré l’ensemble des CRM pour les DSN déjà transmises concernant le SIRET à radier car ils ne pourront être consultables sur le tableau de bord DSN une fois la cessation prise en compte sur net-entreprises.


    Lorsque votre SIRET sera radié ou aura cessé, vous ne pourrez plus consulter votre tableau de bord DSN sur ce SIRET et n’aurez donc plus accès aux différents comptes rendus métier (CRM). Concernant le PAS, les comptes rendus nominatifs des DSN précédemment transmises n’étant donc plus accessibles, il vous est conseillé de veiller à leur bon enregistrement (pour rappel les taux portés par les CRM nominatifs ont une durée de 2 mois).

    Source :

    http://www.dsn-info.fr
    , actualité du 16 janvier 2019, fiche n° 1780 (

    https://dsn-info.custhelp.com/app/answers/detail/a_id/1780/kw/cfe
    )

    © Copyright Editions Francis Lefebvre

  • Enregistrement gratuit de certains actes relatifs à la vie des sociétés

    Certains actes relatifs au fonctionnement et à la dissolution des sociétés sont enregistrés gratuitement pour les actes enregistrés ou aux déclarations déposées à compter du 1er janvier 2019.

    Les actes enregistrés et les déclarations suivantes déposées à compter du 1er janvier 2019 sont enregistrés gratuitement :

    – les apports purs et simples (autres que ceux soumis aux droits de mutation : cession d’immeubles et cession de fonds de commerce, d’une clientèle, d’un droit à un bail ou d’une promesse de bail (CGI art. 810 , I et II) ; cependant, les apports d’immeubles, de fonds de commerce, d’une clientèle ou d’un droit à un bail faits à une personne morale passible de l’impôt sur les sociétés par une personne non soumise à l’IS sont enregistrés gratuitement si l’apporteur, ou les associés en cas de changement de régime fiscal, s’engagent à conserver pendant 3 ans les titres remis en contrepartie de l’apport ou détenus à la date de changement de régime fiscal (CGI art. 809, I,3° et art. 810, III) ;

    – les dispositions figurant dans les actes et déclarations et dans leurs annexes, établis à l’occasion de la constitution de sociétés lorsque les apports réalisés à l’occasion de la constitution d’une société (CGI art. 810 bis) ;

    – les actes constatant des prorogations pures et simples de sociétés et les actes de dissolution de sociétés qui ne portent aucune transmission de biens meubles ou immeubles entre les associés ou autres personnes (CGI art. 811) ;

    – l’augmentation, au moyen de l’incorporation de bénéfices, de réserves ou de provisions de toute nature, du capital des sociétés (CGI art. 812) ;

    – les réductions de capital de sociétés contre annulation ou réduction du nominal ou du nombre de titres , les réductions de capital consécutives au rachat par les sociétés de leurs propres titres, avec attribution de biens sociaux aux associés, y compris du numéraire, lorsqu’un seul acte est établi pour constater les deux opérations et les actes de réductions de capital consécutives au rachat par les sociétés de leurs propres titres lorsque deux actes distincts sont dressés pour constater les deux opérations (CGI art. 814 C) ;

    – les actes qui constatent des opérations de fusion, scission et apport partiel d’actif ainsi que la prise en charge du passif dont sont grevés les apports mentionnés dans ces actes (CGI art. 816 et art. 817).

    Source :
    loi n° 2017- 1317 du 28 décembre 2018 de finances pour 2019, art. 26, JO du 30

    © Copyright Editions Francis Lefebvre

  • Cash back : retrait d’argent liquide chez un commerçant

    Lors d’un achat, le commerçant ne peut pas remettre en espèces plus de 60 € à un client qui paie en carte bancaire

    Les commerçants peuvent fournir des espèces à leurs clients utilisant les services de paiement, notamment par carte bancaire, dans le cadre d’une opération de paiement pour l’achat de biens ou de services : c’est le cash back (C. mon. et fin. art. L. 112-14)

    Les paiements par chèque ou par titres-papiers n’autorisent pas le commerçant à fournir des espèces au client lors de son achat.

    À noter.
    Ce service ne peut être fourni qu’à la demande du client agissant à des fins non professionnelles formulée juste avant l’opération de paiement pour l’achat de biens ou de services

    Deux autres conditions :

    – l’opération de paiement d’achat de biens ou de services dans le cadre de laquelle des espèces peuvent être fournies au client ne peut être inférieure à 1 € ;

    – et le montant maximal en numéraire pouvant être remis au client par le commerçant dans ce cadre est de 60 € (C. mon. et fin. art D. 112-6).

    Lors d’un paiement d’achat de biens ou de services, le commerçant risque le paiement d’une amende de 1 500 € (et 3 000 € en cas de récidive), s’il fournit :

    – des espèces contre un paiement au moyen d’un instrument de paiement non autorisé (par chèques, titres-papier de titres spéciaux de paiement dématérialisés

    – des espèces à l’occasion d’un paiement d’achat de biens ou de services inférieur à 1 €
    ou pour un montant supérieur à 60 € (C. mon. et fin. art R.112-7).

    Sources :
    Décret n° 2018-1224 du 24 décembre 2018, JO du 26 ; loi n° 2018-700 du 3 aout 2018, art. 2, JO du 5

    © Copyright Editions Francis Lefebvre

  • Crédit d’impôt recherche – CIR

    L’obligation d’information sur la nature des dépenses financées par le CIR s’applique désormais aux entreprises engageant plus de 2 M€ de dépenses de recherche

    Les entreprises industrielles, commerciales ou agricoles imposées d’après leur bénéfice réel (ou exonérées d’impôt en application de certains dispositifs de faveur) qui engagent plus de 2 M€ de dépenses (contre 100 M€ jusqu’au 31.12.2018) de recherche éligibles au CIR doivent désormais joindre à leur déclaration de CIR (imprimé n° 2069-A) un état (imprimé n°2069-A-1) décrivant :

    – la nature de leurs travaux de recherche en cours, et pour lesquels elles bénéficient du CIR ;

    – l’état d’avancement de leurs programmes, les moyens matériels et humains, directs ou indirects, qui y sont consacrés ;

    – la part de titulaires d’un doctorat financés par ces dépenses ou recrutés sur leur base ;

    – le nombre d’équivalents temps plein correspondants et leur rémunération moyenne ;

    – ainsi que la localisation de ces moyens (CGI art. 244 quater B, III bis).

    Cette obligation s’applique aux déclarations déposées depuis le 1er janvier 2019

    Sources :
    loi n° 2017- 1317 du 28 décembre 2018 de finances pour 2019, art. 151, JO du 30 ; CGI art. 244 quater B, III bis

    © Copyright Editions Francis Lefebvre

  • Création d’entreprises en 2018

    691 283 entreprises nouvelles en 2018 selon l’INSEE

    Selon les données collectées par l’INSEE, 691 283 entreprises ont été créées sur l’année 2018, soit une hausse de 16,9 % par rapport à 2017 (591 267 entreprises nouvelles).

    Les créations sous forme de société en 2018 ont progressé de 1,6 %, ce qui représente 201 087 sociétés nouvelles (contre 197 899 en 2017)

    Les créations d’entreprises individuelles (hors micro-entreprises) en 2018 ont augmenté de 20 %, ce qui représente 181 885 entreprises individuelles nouvelles (contre 151 582 en 2017).

    Les créations de micro-entreprises en 2018 connaissent la plus forte augmentation de 27,5 % %, ce qui représente 308 311 micro-entreprises individuelles nouvelles (contre 241 786 en 2017).

    Sur le mois de décembre 2018, plus de 2 créations sur 5 étaient des immatriculations de micro-entrepreneurs (de même pour les mois d’’octobre et novembre 2018).

    C’est dans les secteurs du soutien aux entreprises (NA = MN) et du commerce, des transports et de l’entreposage (NA = GI, G et H) qu’est enregistré le plus grand nombre de créations d’entreprises sur les 3 derniers mois de l’année 2018 par rapport au 3 derniers de 2017.

    Source :
    INSEE, informations rapides n° 2019-6 du 15 janvier 2019

    © Copyright Editions Francis Lefebvre

  • Mécénat d’entreprise

    Une nouvelle limite pour effectuer des dons bénéficiant de la réduction d’impôt sur les bénéfices est créée

    Les entreprises peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt sur les bénéfices égale à 60 % des dons effectués aux œuvres ou organismes d’intérêt général, dans la limite de 5 pour mille du chiffre d’affaires de l’entreprise, et ce quel que soit le chiffre d’affaires de l’entreprise (CGI art. 238 bis).

    Limite de 10 000 € ou 5 pour mille.
    Cette limite pouvant être rapidement atteinte par les petites entreprises, pour les versements effectués au cours des exercices clos à compter du 31 décembre 2019, une nouvelle limite de dons de 10 000 € peut s’appliquer lorsque ce montant est plus élevé.

    La limite de 10 000 € ou 5 pour mille du chiffre d’affaires s’applique à l’ensemble des dons et versements effectués (en numéraire ou en nature). Les entreprises peuvent donc choisir d’appliquer la limite de 5 pour mille du chiffre d’affaires ou celle de 10 000 € si ce montant est plus élevé.

    Exemple.
    Pour une entreprise dont le chiffre d’affaires est de 1 000 000 € qui fait des dons pour un montant total de 6 000 € à une œuvre d’intérêt général, en appliquant la nouvelle limite de 10 000 €, elle peut bénéficier d’une réduction d’impôt de 3 600 € (6 000 € x 60 %).

    En appliquant la limite de 5 pour mille, elle bénéficie d’une réduction d’impôt de 3 000 € :

    Base maximale de la réduction d’impôt : (1 000 000 € x 5) /1 000 = 5 000 €

    Montant de la réduction d’impôt : 5 000 € x 60 % = 3 000 €.

    Obligations déclaratives.
    Pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2019, les entreprises qui effectuent au cours d’un exercice plus de 10 000 €
    de dons et versements ouvrant droit à la réduction d’impôt doivent déclarer à l’administration fiscale :

    – le montant et la date de ces dons et versements ;

    – l’identité des bénéficiaires ;

    – et le cas échéant, la valeur des biens et services reçus, directement ou indirectement, en contrepartie.

    Ces informations doivent être transmises sur un support électronique dans le même délai que celui prévu pour le dépôt de la déclaration de résultats de l’exercice au cours duquel les dons et versements sont effectués (modalités de transmission restant à fixer par décret. (CGI art. 238 bis, 6)

    Source :
    loi n° 2017- 1317 du 28 décembre 2018 de finances pour 2019, art. 148 et 149, JO du 30 ; CGI art. 238 bis

    © Copyright Editions Francis Lefebvre

  • Contribution d’assurance chômage

    Certains salariés doivent continuer à verser les cotisations salariales d’assurance chômage

    Une circulaire de l’Unédic du 9 janvier 2019 précise le champ d’application et les bénéficiaires de la suppression des cotisations salariales d’assurance chômage applicable aux rémunérations versées au titre des périodes d’emploi courant à compter du 1er janvier 2019 ainsi que sur les salariés restant, par exception, redevables des contributions salariales d’assurance chômage.

    Champ d’application. La suppression des contributions salariales d’assurance chômage est applicable aux salariés dont les employeurs sont situés sur le territoire métropolitain, dans les départements d’Outre-mer (Réunion, Martinique, Guadeloupe, Guyane) et dans les collectivités d’Outre-mer de Saint-Pierre et Miquelon, Saint-Barthélemy et Saint-Martin.

    Elle s’applique également aux salariés dont les employeurs sont situés dans le département d’Outre-mer de Mayotte, qui dispose d’un régime d’assurance chômage spécifique.

    Salariés redevables de la cotisation salariale d’assurance chômage.
    L’article L. 5422-9 du code du travail maintient le versement des contributions salariales d’assurance chômage pour trois catégories de salariés limitativement énumérées :

    – les salariés relevant des professions de la production cinématographique, de l’audiovisuel ou du spectacle, qui restent redevables au 1er janvier 2019 de la contribution spécifique d’assurance chômage au taux de 2,40 %, recouvrée par Pôle emploi services;

    – les salariés expatriés affiliés facultativement et collectivement par leur employeur (ou à défaut d’affiliation par leur employeur, ayant adhéré individuellement à l’assurance chômage) qui restent redevables au 1er janvier 2019 des contributions salariales d’assurance chômage au taux de 2,40 % auquel s’ajoute pour les salariés ayant adhéré à titre individuel la part correspondant au taux de la contribution patronale, recouvrées par Pôle emploi services ;

    – Les salariés relevant de l’extension du champ d’application des accords d’assurance chômage hors du territoire national (notamment salariés dont l’employeur est situé sur le territoire monégasque) qui restent redevables au 1er janvier 2019, des contributions salariales d’assurance chômage au taux de 2,40 %, auprès de l’organisme de recouvrement compétent.

    Source :
    Circulaire Unédic n° 2019-03 du 9 janvier 2019,

    www.unedic.org

    © Copyright Editions Francis Lefebvre

  • Contribution à l’audiovisuel public

    Les bars à jeux vidéo sont exonérés de contribution à l’audiovisuel public

    Concernant les modalités d’application de la contribution à l’audiovisuel public (CAP) due par les professionnels, Une liste fixe de façon limitative les personnes et les usages qui en sont exonérés (CGI art. 1605 ter)

    Une exonération est prévue pour les matériels fonctionnant en circuit fermé pour la réception de signaux autres que ceux émis par les sociétés de télévision (CGI art. 1605 ter, 2°, g).

    En conséquence, les écrans utilisés dans ces conditions par les établissements de bar à jeux vidéos (ou « bars gaming ») ou par des salles de jeux peuvent prétendre au bénéfice de cette exonération sans qu’il soit indispensable de le préciser au Bulletin officiel des finances publiques (BOFiP) qui n’a pas vocation à être exhaustif.

    Source :
    Réponse ministérielle, Prudhomme, n° 11920, JOAN du 25 décembre 2018

    © Copyright Editions Francis Lefebvre