Articles métiers

Ce fil d’actualité va vous permettre de garder un œil sur les évolutions réglementaires et légales, de se tenir au courant des nouveautés techniques et technologiques, de partager les bonnes pratiques.

  • Prélèvement à la source de l’impôt (PAS) sur le revenu pour les micro-entrepreneurs

    Les micro-entrepreneurs ayant dénoncé leur option pour le versement libératoire de l’IR en décembre 2016 pour anticiper le passage au PAS de l’IR dès 2018, peuvent-ils opter pour le prélèvement libératoire de l’IR avec effet rétroactif au 1er janvier 2017 ?

    Les exploitants individuels relevant du régime des micro-entreprises (micro-entrepreneurs CGI art. 50-0 et 102 ter), dont le montant des revenus du foyer fiscal de l’avant-dernière année est inférieur ou égal, pour une part de quotient familial, à la limite supérieure de la 2e tranche du barème de l’IR de l’année précédant celle au titre de laquelle l’option est exercée (limite majorée de 50 % ou 25 % par demi-part ou quart de part supplémentaire) et qui sont soumis au régime micro-social (c. séc. soc. art. L. 133-6-8) peuvent opter pour le dispositif du versement libératoire de l’IR (CGI art. 151-0). Cette option a pour effet de libérer, de l’IR, les revenus de l’activité professionnelle pour laquelle elle a été exercée.

    Réponse.
    Les revenus soumis au versement libératoire de l’IR faisant déjà l’objet d’un prélèvement contemporain libératoire de l’IR, n’ont pas été inclus dans le champ des revenus concernés par le PAS de l’impôt sur le revenu. Ils n’ouvriront pas davantage droit au crédit d’impôt modernisation du recouvrement (CIMR) applicable pour les revenus perçus en 2018, puisque les contribuables concernés ne subiront pas de double prélèvement au cours de l’année 2019, première année d’application du PAS.

    Concernant les contribuables qui auraient anticipé l’entrée en vigueur du PAS au 1er janvier 2018 et ainsi dénoncé leur option pour le régime du versement libératoire de l’IR dès décembre 2016, ils relèvent, depuis le 1er janvier 2017, des règles de droit commun pour la détermination et le paiement de l’IR dû sur leurs revenus professionnels.

    Il n’est pas envisageable de leur permettre d’opter à nouveau pour le régime du versement libératoire de l’IR avec un effet rétroactif au 1er janvier 2017. En effet, la dénonciation de l’option en décembre 2016, motivée par l’objectif de bénéficier du CIMR en 2018 sur les revenus de l’année 2017, est davantage la manifestation d’un comportement optimisant que d’une gestion normale de leur activité.

    Par ailleurs, pour éviter qu’un exploitant individuel ne dénonce son option pour le versement libératoire de l’IR, pour se placer dans le champ du PAS dans l’unique dessein de bénéficier du CIMR, il est prévu que les contribuables, qui ont dénoncé leur option en 2017 pour 2018 et qui exercent une nouvelle option pour le versement libératoire en 2018 pour 2019, ne bénéficient pas du CIMR (loi de finances pour 2018, art. 60, II, E-5).

    En conséquence, pas d’application du prélèvement à la source de l’IR et pas de bénéfice du CIMR en 2018 pour les micro-entrepreneurs qui ont opté pour le versement libératoire de l’IR pour 2018 ou qui ont dénoncé cette option pour 2018 et qui exercent une nouvelle option pour le versement libératoire en 2018 pour 2019.

    Source
    : Réponse ministérielle, Sempastous, n° 4347, JOAN du 20 mars 2018

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  • Les sociétés start-up et taxe sur les salaires

    Les jeunes sociétés en phase de développement et de recherche sont-elles soumises à la taxe sur les salaires ?

    Les sociétés en phase de recherche ou de tests produits en vue de leur future commercialisation, notamment les start-up de recherche et d’innovation, qui dégagent pas ou peu de chiffre d’affaires pendant leur premières années d’existence mais qui bénéficient de subventions non imposables à la TVA pour plus de 10 % de leurs recettes totales doivent-elles être soumises à la taxe sur les salaires ?

    Rappel. La taxe sur les salaires (TS) est due sur les rémunérations versées à leur personnel par des entreprises qui ne sont pas soumises à la TVA, ou l’ont été sur moins de 90 % de leur chiffre d’affaires ou de leurs recettes au titre de l’année civile précédant celle du paiement des rémunérations (CGI art. 231,1). Le rapport d’assujettissement à la taxe sur les salaires doit être déterminé en inscrivant à son numérateur, le total des recettes et autres produits qui n’ont pas ouvert droit à déduction de la TVA et à son dénominateur, le total des recettes et autres produits, soumis et non soumis à la TVA.

    Prise en compte des subventions, sauf…
    Les subventions non imposables à la TVA sont prises en compte pour le calcul du rapport d’assujettissement à la taxe sur les salaires, y compris lorsque le redevable dispose d’un droit à déduction intégral en matière de TVA, sauf les subventions à caractère exceptionnel et les subventions d’équipement (BOI-TPS-TS-20-30, n° 160).

    Réponse.
    Oui, mais les subventions de recherche et d’innovation et les aides à l’emploi qu’elles perçoivent ne sont pas prises en compte pour le calcul du rapport d’assujettissement à la taxe sur les salaires.

    Le ministre de l’Économie et des Finances a précisé que sont notamment considérées comme des subventions exceptionnelles non prises en compte pour le calcul de la taxe sur les salaires par l’administration fiscale :

    – les subventions à caractère forfaitaire reçues à titre exceptionnel par les entreprises pour le développement de la recherche ou de l’innovation, y compris les abandons d’avances qui, lors de leur octroi, sont remboursables en cas de succès ;

    – et les subventions accordées sous forme d’aides à l’emploi et à l’embauche, y compris lorsque ces aides sont accordées par l’État sous une forme forfaitaire.

    Ces aménagements limitent donc l’assujettissement des start-up de recherche et d’innovation à la taxe sur les salaires

    Source
    : Réponse ministérielle, Berta, n° 5259, JOAN du 20 mars 2018

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  • Révision des loyers commerciaux et professionnels

    Les indices ILAT, ILC et ICC du 4e trimestre 2017 qui servent à la révision de votre loyer commercial ou professionnel, si vous louez vos locaux, ont été publiés

    Ainsi, l’indice des loyers commerciaux (ILC), qui est l’indice de référence pour la révision des loyers commerciaux des activités commerciales et artisanales, est en hausse de 2,22 % sur un an ; il s’établit à 111,33 contre 110,78 au 3e trimestre 2017. Sur 3 ans, l’ILC est en augmentation de 2,63 %.

    L’indice du coût de la construction (ICC), qui est utilisé également pour la révision des loyers des baux commerciaux mais qui n’est plus l’indice de référence, est en hausse de 1,34 % sur un an ; il s’établit à 1667 contre 1670 au 3e trimestre 2017. Sur 3 ans, l’ILC est en augmentation de 2,64 %. Et sur 9 ans, il est en augmentation de 9,45 %.

    L’indice des loyers des activités tertiaires (ILAT), qui est l’indice de référence pour la révision des loyers pour les activités autres que commerciales et artisanales, notamment les loyers des locaux d’espaces de bureaux, des professions libérales et des entrepôts et plates-formes logistiques est en hausse de 1,78 % sur un an ; il s’établit à 110,88 contre 110,36 au 3e trimestre 2017. Sur 3 ans, l’ILC est en augmentation de 2,86 %

    Source
    : Insee, informations rapides du 21 mars 2018, nos 67, 68 et 69,

    www.insee.fr
    ; JO du 22 mars 2018

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  • Contrôle du temps de travail des salariés

    L’employeur peut-il contrôler la durée de travail de ses salariés à l’aide d’un dispositif de géolocalisation placé dans les véhicules de fonction utilisés par les salariés ?

    Une société spécialisée dans la maintenance de systèmes informatiques, notamment de terminaux de paiement, et dont l’activité s’étend sur tout le territoire national, a équipé ses véhicules de société utilisés par ses techniciens itinérants de dispositifs de géolocalisation en temps réel afin, notamment, de mieux planifier leurs interventions. Ces dispositifs permettent de collecter diverses données relatives, notamment, aux incidents et évènements de conduite ou au temps de travail des salariés.

    À la suite d’un contrôle sur place dans les locaux de la société, la Cnil l’a mise en demeure de cesser de traiter les données provenant des dispositifs de géolocalisation installés dans les véhicules de fonction des techniciens itinérants pour contrôler leur temps de travail.

    Bon à savoir.
    Dans sa délibération 2015-165 du 4 juin 2015 la Cnil a adopté une norme simplifiée qui liste les finalités pouvant justifier un traitement par l’entreprise des données issues de dispositifs de géolocalisation des véhicules utilisés par les salariés, dans le respect de l’

    article L 1121-1 du Code du travail
    et de la loi Informatique et libertés. Notamment, si un tel traitement peut servir à assurer le suivi et la facturation de prestations auprès des clients, il ne peut avoir pour objet de contrôler le temps de travail des salariés que s’il s’agit d’une finalité accessoire et si ce suivi ne peut pas être réalisé par un autre moyen.

    Lors de son contrôle, la Cnil a constaté que le suivi du temps de travail des techniciens de la société pouvait être assuré au moyen de déclarations (documents déclaratifs). Donc, le traitement des données issues des dispositifs de géolocalisation effectué par l’employeur présentait un caractère excessif.

    Saisi d’un recours contre cette décision de la Cnil, le Conseil d’État a validé cette décision après avoir constaté que la décision de la CNIL n’interdisait pas à l’employeur de traiter ces données pour procéder à la facturation des clients. Il a déclaré que, même s’il est moins efficace que la géolocalisation, l’existence d’un autre moyen de contrôle du temps de travail des employés, notamment de documents déclaratifs, interdisait le traitement par cette société des données collectées par géolocalisation à cette fin.

    L’utilisation par un employeur d’un dispositif de géolocalisation pour contrôler la durée du travail de ses salariés n’est licite que si ce contrôle ne peut pas être fait par un autre moyen, même s’il est moins efficace que la géolocalisation, comme des documents déclaratifs. À défaut,
    le traitement des données collectées par géolocalisation est interdit car jugé excessif.

    Source
    : Conseil d’État, 15 décembre 2017, n° 403776

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  • Fonctionnement du régime micro-bénéfice agricole

    Le plafond des recettes permettant de bénéficier du régime micro-BA sera-t-il prochainement aligné sur celui du régime micro-BIC et donc porté à un seuil limite de recettes de 170 000 € HT ?

    Le régime micro-bénéfice agricole ou micro-BA, mis en place depuis le 1er janvier 2016, permet, aux exploitants agricoles qui en font le choix, de bénéficier d’un abattement autorisant le calcul du bénéfice agricole sur la base de 13 % des recettes pour les exploitations qui ne dépassent pas le seuil de 82 800 € HT (CGI art. 64 bis)

    Or il est constaté que les producteurs, pour pouvoir continuer à bénéficier du régime du micro-BA, freinent leur activité ou morcèlent leurs exploitations dès lors qu’elles atteignent le niveau de recettes maximal autorisé.

    L’adaptation de ce plafond, au niveau de ce qui se pratique dans le régime des micro-entreprises, permettrait, en passant de 82 800 à 170 000 €, de limiter voire d’enrayer ce phénomène.

    Le ministre de l’Économie et des Finances a rappelé que le régime micro-BA permet aux exploitants agricoles, dont la moyenne des recettes sur 3 années consécutives ne dépasse pas 82 800 € (seuil actualisé tous les 3 ans), de déterminer leur bénéfice imposable à l’impôt sur le revenu de manière simplifiée, en appliquant sur le montant de leurs recettes un abattement forfaitaire égal à 87 %. Ce régime, instauré en remplacement du régime du forfait agricole, répond à un objectif de simplification, en allégeant les obligations comptables et fiscales des petits exploitants agricoles. En outre, il a été créé en tenant compte des spécificités du monde agricole, notamment de la volatilité des prix.

    Ainsi, si le régime micro-BA présente des similitudes avec les régimes micro applicables aux autres entrepreneurs individuels, il s’en distingue néanmoins par un taux d’abattement nettement supérieur (50 % ou 71 % pour le micro-BIC –BIC et 34 % pour le « micro-BNC, contre 87 % pour le micro-BA et par un seuil d’imposition et un bénéfice déterminés à partir d’une moyenne triennale des recettes réalisées par l’exploitant agricole, ce qui permet à ce dernier de lisser le montant de ses revenus imposables et de limiter les hausses d’imposition.

    Réponse. Il a répondu qu’un alignement du régime micro-BA sur les autres régimes micro, et notamment sur le seuil applicable aux activités de vente relevant du régime des BIC, conduirait à un élargissement très significatif du champ des bénéficiaires (plus seulement les plus petites exploitations agricoles), ce qui appellerait à un nécessaire réexamen de ces dispositions particulières. Il est prématuré de procéder dès à présent à une modification de ce régime, d’application récente, sans avoir le recul nécessaire sur ses effets sur les contribuables concernés. Pour l’ensemble de ces raisons, il n’est, à ce stade, pas envisagé de procéder à un relèvement du seuil d’application du régime micro-BA.

    Source :
    Réponse ministérielle, Masson, n° 2506, JOAN du 6 mars 2018

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  • Professionnels de santé en zone de revitalisation rurale (ZRR)

    Condition du bénéfice de l’exonération d’impôt sur les bénéfices en faveur des cabinets des professionnels de santé créés ou repris en ZRR et qui intègrent une maison de santé

    De quel dispositif d’exonération fiscale sur les bénéfices peuvent bénéficier les professionnels de santé qui ont intégré, depuis le 1er janvier 2015, une maison de santé pluri-professionnelle (MSP) localisée en ZRR ? Peuvent-ils bénéficier d’une exonération d’impôt sur les bénéfices sur la base de l’article 44 quindecies du CGI ou d’un autre texte ?

    L’administration fiscale leur refuse la faveur de cette exonération fiscale de l’article 44 quindecies du CGI. En effet, la direction générale des finances publiques (DGFiP) considère que le transfert d’une activité médicale au sein d’une maison de santé située dans la même commune s’analyse comme une reprise par soi-même, qui est exclue du dispositif d’exonération car le professionnel de santé conserve une partie de ses patients.

    Rappel.
    L’article 44 quindecies du CGI prévoit une exonération d’impôt sur le revenu ou d’impôt sur les sociétés, pendant 5 ans puis l’application d’un abattement dégressif pour les 3 années suivantes, au profit des entreprises qui sont créées ou reprises dans les ZRR jusqu’au 31 décembre 2020.

    Réponse.
    Le Secrétariat d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics a répondu que ce dispositif d’exonération fiscale d’impôt sur les bénéfices s’applique notamment aux professionnels de santé qui s’implantent pour la première fois en ZRR ou reprennent le cabinet d’un confrère situé en ZRR, sous réserve de n’avoir jamais bénéficié auparavant d’aucun autre dispositif d’allégement fiscal.

    En revanche, lorsqu’un professionnel de santé déjà implanté en ZRR décide de déplacer son cabinet médical ou de se regrouper avec d’autres praticiens dans une MSP sans changer de commune, en restant donc dans la même ZRR, cette démarche s’analyse comme la simple poursuite de l’activité réalisée dans l’établissement en ZRR. À ce titre, le professionnel ne peut prétendre à une nouvelle période de 5 ans d’exonération fiscale. Néanmoins, si ce professionnel bénéficiait déjà du dispositif de faveur avant le déménagement ou le regroupement au sein de la maison de santé, le régime d’exonération entamé n’est pas remis en cause. Il se poursuivra pour les années restant à courir.

    Source
    : Réponse ministérielle, Daudigny, n° 0197S, JO sénat du 7 mars 2018

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  • Atteinte à la vie privée d’un salarié

    L’employeur ne peut pas consulter des informations diffusées par un salarié sur son profil privé sur un réseau social sans y être autorisé

    La Cour de cassation vient de déclarer qu’un employeur ne peut pas consulter ni utiliser en justice des informations diffusées par un salarié sur son compte privé sur un réseau social (facebook) sans autorisation d’accès mais qu’il a obtenues à partir du téléphone portable professionnel d’un autre salarié de son entreprise qui, lui, était personnellement autorisé à consulter.

    Ces informations étaient réservées aux personnes autorisées et l’employeur ne pouvait y accéder sans porter une atteinte disproportionnée et déloyale à la vie privée du salarié. Le salarié a donc droit à des dommages-intérêts pour atteinte à sa vie privée.

    Source
    : Cass. soc. 20 décembre 2017, n° 16-19609

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  • Destruction des locaux commerciaux

    Suite à un incendie détruisant une grande partie des locaux commerciaux, le bail commercial est-il résilié de plein droit ou le bailleur peut-il être contraint d’effectuer des travaux de remise en état pour une utilisation conforme par le locataire ?

    Suite à un incendie survenu dans des locaux commerciaux loués à une société de boulangerie détruisant en grande partie ces locaux, le bailleur a notifié au locataire la résiliation de plein droit du bail commercial pour perte de la chose louée, sans dédommagement, en invoquant l’article 1722 du code civil qui prévoit que si, pendant la durée du bail, la chose louée est détruite en totalité par cas fortuit, le bail est résilié de plein droit.

    Le locataire, assigné en justice en constatation de la résiliation de plein droit, a réclamé la condamnation du bailleur à effectuer les travaux de remise en état des locaux commerciaux.

    En appel, les juges accueillent la demande du locataire. Ils décident qu’à défaut de la perte totale des locaux, la résiliation de plein droit du bail commercial ne peut pas être constatée, et ils condamnent donc le bailleur à faire procéder aux travaux de remise en état en vertu de son obligation de délivrance puisque le bail se poursuit.

    Mais la Cour de Cassation n’est pas de cet avis. Elle déclare que pour l’application de la résiliation de plein droit prévue par l’article 1722 du code civil, doit être assimilée à la destruction en totalité de la chose louée l’impossibilité absolue et définitive d’en user conformément à sa destination ou la nécessité d’effectuer des travaux dont le coût excède sa valeur.

    Ainsi, dans ce litige, l’immeuble étant devenu impropre à l’exploitation prévue au bail, la résiliation de plein droit devait être constatée.

    Source
    : Cass. civ 3, 8 mars 2018, n° 17-11439

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  • TVA et associations de services à la personne autorisées ou agréées

    Les associations de service à la personne agréés ou autorisées sont exonérées de TVA si leur gestion est désintéressée

    Les associations sont soumises à agrément délivré par l’autorité administrative compétente suivant des critères de qualité lorsqu’elles exercent les activités de service à la personne suivantes (c. trav. art. L. 7232-1) :

    – la garde d’enfants ;

    – l’assistance aux personnes âgées, aux personnes handicapées ou aux autres personnes qui ont besoin d’une aide personnelle à leur domicile ou d’une aide à la mobilité dans l’environnement de proximité favorisant leur maintien à domicile.

    Les associations qui fournissent des prestations de services aux personnes physiques réalisées auprès des personnes âgées et des personnes handicapées ou atteintes de pathologies chroniques en mode prestataire sont soumises à une autorisation administrative, qui est obtenue après une évaluation externe de leurs activités et de la qualité des prestations qu’elles délivrent.

    L’administration précise que ces associations exerçant une activité d’aide à la personne, qu’elles soient ou non agréées, autorisées ou déclarées, continuent à bénéficier de l’exonération de TVA (CGI art. 261, 7-1°b) lorsque leur gestion est désintéressée et que leur activité n’est pas lucrative.

    Et même lorsqu’elles présentent un caractère lucratif, les associations agréées ou autorisées, sous réserve de conserver une gestion désintéressée et d’affecter leurs excédents exclusivement à la réalisation de leur objet, peuvent bénéficier de l’exonération de TVA.

    Source
    : BOI-TVA-CHAMP-30-10-30-20-07/03/2018

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  • Le prélèvement à la source de l’IR pour les propriétaires privés de monuments historiques

    L’impact du prélèvement à la source de l’IR sur la déductibilité des dépenses de travaux des revenus fonciers imposables en 2019 pour les propriétaires privés de monuments historiques qui effectueront des travaux en 2019 mais pas en 2018

    Selon les entreprises de restauration des monuments historiques, la réforme du prélèvement à la source (PAS) de l’impôt sur le revenu prévoit des règles très défavorables pour les propriétaires privés de monuments historiques qui effectuent des travaux dans le cadre du régime des revenus fonciers. En effet, les montants déductibles des revenus fonciers de 2019 seront égaux à la moyenne des dépenses de 2018 et de celles de 2019. Cette disposition pénalisera lourdement les propriétaires qui réaliseront des travaux seulement en 2019 et aucun en 2018 puisqu’ils ne pourront déduire que 50 % des travaux réalisées en 2019.

    Le ministre de l’Économie et des Finances est interrogé pour savoir si des correctifs seront mis en œuvre afin de limiter les impacts de la réforme du prélèvement à la source de l’IR pour les propriétaires privés de monuments historiques et les entreprises de restauration des monuments historiques ?

    Le Ministre a répondu que compte tenu de l’annulation, grâce au crédit d’impôt de modernisation du recouvrement (CIMR), de l’impôt sur les revenus non exceptionnels perçus en 2018 et inclus dans le champ de la réforme, la mise en œuvre de cette réforme s’accompagne de dispositions dérogatoires aux règles de droit commun concernant la déductibilité des dépenses de travaux pour la détermination du revenu net foncier, imposable au titre de l’année 2019.

    Moyenne des dépenses de 2018 et 2018.
    Ces dispositions ont notamment pour objectif de ne pas dissuader les contribuables de réaliser des dépenses de travaux en 2018 et d’éviter ainsi une concentration de telles dépenses sur 2019. Ainsi, pour l’ensemble des revenus fonciers, la déductibilité des dépenses de travaux au titre de l’année 2019 sera égale à la moyenne des charges supportées sur les années 2018 et 2019 (règle dite de la moyenne). Il s’agit ainsi d’apprécier globalement, sur les années 2018 et 2019, le montant des travaux déductibles en 2019.

    Exceptions.
    Toutefois, pour tenir compte des situations dans lesquelles le contribuable n’a pas la possibilité de choisir la date de réalisation, entre 2018 et 2019, des dépenses de travaux, la déductibilité intégrale des travaux payés en 2019 est maintenue pour les travaux d’urgence rendus nécessaires par l’effet de la force majeure ou décidés d’office par le syndic de copropriété ainsi que pour les travaux effectués sur un immeuble acquis en 2019.

    Immeubles concernés.
    Sont concernés par ces dispositions dérogatoires relatives aux dépenses de travaux les immeubles classés ou inscrits au titre des monuments historiques ou ayant reçu le label délivré par la fondation du patrimoine.

    Cas du classement de l’immeuble comme monument historique en 2019.
    Les propriétaires de monuments historiques qui réalisent en 2019 des travaux à la suite du classement, de l’inscription ou de la labellisation de leur immeuble en 2019 sont placés dans la même situation que les propriétaires qui acquièrent un immeuble en 2019 et y réalisent des travaux en 2019. Donc, il est également appliquée la déductibilité intégrale des travaux payés en 2019 aux travaux réalisés sur des immeubles classés ou inscrits en 2019 au titre des monuments historiques ou ayant reçu en 2019 le label délivré par la fondation du patrimoine.

    Enfin et, en cohérence avec les modalités dérogatoires de prise en compte des charges foncières, applicables aux propriétaires bailleurs d’immeubles ordinaires et d’immeubles historiques ou assimilés percevant des revenus fonciers, ces modalités dérogatoires concernant la déductibilité des dépenses de travaux sont également applicables aux charges foncières, admises en déduction du revenu global, supportées par les propriétaires d’immeubles classés ou inscrits au titre des monuments historiques ou ayant reçu le label délivré par la fondation du patrimoine et qui s’en réservent la jouissance.

    Source
    : Réponse ministérielle, Mouiller, n° 02656 JO Sénat du 8 mars 2018

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